"Le rôle de la France est important depuis le début", a-t-il noté sur France-Info et le président "Nicolas Sarkozy a aujourd'hui la possibilité d'aller plus loin".
"Je crois qu'il faut à la fois être engagés, prudents, responsables", a-t-il souligné. Interrogé sur l'éventualité que Bogota demande la participation de Nicolas Sarkozy à des négociations sur place, il a répondu: "je crois bien sûr que le risque doit être pris dès lors qu'il peut débloquer les choses". "Je crois qu'un engagement personnel, un engagement fort de la France est nécessaire".
L'ancien chef de la diplomatie française a noté que le président colombien Alvaro Uribe "fait un geste puisqu'il parle de zone de rencontre là où les FARC (Forces armées révolutionnaires de Colombie) demandent une zone démilitarisée". "Ce que je souhaiterais c'est qu'on ne joue pas sur les mots", a-t-il ajouté. "Je crois qu'il faut maintenant rentrer dans les vraies choses, rentrer dans le concret d'une rencontre et d'une négociation".
La Franco-Colombienne Ingrid Betancourt, enlevée en février 2002, est toujours détenue par la guérilla marxiste des FARC.